Étape 7: les temples perdus de Calakmul

Publié le 21 Mars 2018

Après un petit déjeuner frugal à notre airbnb, nous étions dès 7h à l’entrée de la réserve de Calakmul, où nous avons payé un premier droit d’entrée de 50 pesos/personne. Une trentaine de kilomètres plus loin, après avoir pu observer de nombreux dindons endémiques de la zone (dont un a attaqué la voiture !), un troupeau de pecaris (cochons sauvages d’Amérique centrale), et différentes sortes d’oiseaux, nous avons payé un second péage à 68 pesos/pers. Puis, l’entrée au site à proprement parler nous a coûté 70 pesos /personne. L’accès à Calakmul nous est donc revenu à 188 pesos/personne en tout.

Dindon sauvage et PecariDindon sauvage et Pecari

Dindon sauvage et Pecari

La route fait une soixantaine de kilomètres dans la biosphère (il y a des villages, mais on ne les traverse pas, on voit cependant de nombreuses ruches installées dans les arbres, car ils pratiquent l’apiculture, en plus l’agriculture organique en alternance) et il n’y a aucun endroit où se ravitailler en eau ou autres vivres ni sur le trajet, ni sur le site de Calakmul. Il vaut mieux se protéger contre les moustiques car on est dans une zone 1 concernant le paludisme. Nous avons eu la chance de ne pas croiser trop de ces bestioles, à moins que nos vêtements longs trempés dans la perméthrine les aient complètement éloignés de nous...?

Étape 7: les temples perdus de Calakmul

Sur le site en lui-même, nous n’étions tous seuls en ce dimanche, même en arrivant à une heure très matinale. Nous avons fait le parcours intermédiaires de 3 heures mais le petit aurait suffit pour voir les bâtiments les plus impressionnants.

Calakmul a été, par le passé (vers 650 ap JC), une très importante ville maya de 50 000 habitants. C’était le centre du royaume de la tête du serpent. La cité maya est à 100 km à peine de Tikal au Guatemala, et elle la dominait et était son éternelle rivale.

Étape 7: les temples perdus de Calakmul

Nous avons été particulièrement impressionnés par la hauteur de la grande pyramide, et par la vue au sommet (sur le Guatemala, tout proche), et les singes hurleurs en train de se déchaîner dans la jungle ont éveillé notre curiosité et nous ont particulièrement intrigués. Au début, on a cru à des bagarres entre jaguars, tellement le bruit était étrange.

Étape 7: les temples perdus de Calakmul
Étape 7: les temples perdus de Calakmul
Étape 7: les temples perdus de Calakmul
Étape 7: les temples perdus de Calakmul

Nous sommes restés au moins trois heures, le temps aussi d’apercevoir de drôles d’oiseaux dans les arbres et d’essayer de filmer et photographier des singes-araignées (pas évident), qui se déplaçaient très vite de branche en branche (rien à voir avec les macaques indonésiens, peu sauvages, ceux-là étaient très rapides et très furtifs, et ne s’approchaient pas des gens).

Singe araignée et wood peckerSinge araignée et wood pecker

Singe araignée et wood pecker

On a fait un pique-nique avec notre pain de mie, notre mayonnaise et notre thon en boite en sortant du site (il est interdit d’amener de la nourriture à l’intérieur)

Sur la route entre Calakmul et Bacalar, au kilomètre 106, il y a un panneau sur la bord de la route qui dit « attention, chauve-souris ». il parait qu’il faut venir là à la tombée de la nuit (en partant à 15h de Calakmul pour y être vers 17h15 apparemment), faire 200 mètres de sentier balisé, et là, on assiste au spectacle de l’envol des chauve-souris.

Vue de la grande pyramide depuis au-dessus... (on dirait une fabuleuse cité d'or pas vrai??)

Vue de la grande pyramide depuis au-dessus... (on dirait une fabuleuse cité d'or pas vrai??)

Nous ne l’avons pas fait, nous étions à 16h45 à Kohunlich (décalage horaire d’une heure par rapport à Calakmul !), sans avoir percuté, et ça fermait à 17h… dommage. Nous avons dû rebrousser chemin. Cependant, le détour valait le coup, puisque la route qui y mène (avec de grosses ornières que l’on ne voit qu’au dernier moment ! attention !!!) était magnifique dans une jungle luxuriante, différente de ce que nous avions vu auparavant. Mr Lo est le seul à avoir eu le courage de s’y aventurer un peu à pieds pour aller voir … il est revenu en disant que ça faisait bien flipper là-dedans, qu' on s’attend à voir sortir un puma, un jaguar ou un boa (d'ailleurs, nous en verrons un ou un serpent du même genre traverser la route juste un peu plus tard dans la même journée... plus de 3 mètres de long, l'engin! impressionnant!!) à tout instant, et il y a des bruits étranges partout. Gloups ! (moi, même en l’attendant dans la voiture, j’avais peur ;-) !)

Encore la grande pyramide de Calakmul et la vue sur le jungle
Encore la grande pyramide de Calakmul et la vue sur le jungle
Encore la grande pyramide de Calakmul et la vue sur le jungle

Encore la grande pyramide de Calakmul et la vue sur le jungle

Du coup, on est arrivé assez tôt à Bacalar. Nous avons très bien été reçus chez Roberto, à l’hostal Hunab ku. C’est une famille qui propose des chambres au confort rudimentaire juste au bord de la lagune. La salle de bain était commune à plusieurs résidents, mais tout y était propre, il y avait aussi une cuisine commune dehors (pour les routards, c’est pas mal !), et la wifi n’avait jamais aussi bien fonctionné que là ! Nos hôtes proposaient des tours en bateau sur la lagune pour 350 pesos par personne, ce qui semblait être un bon prix (avec Kristel, le lendemain, nous avons payé 500). Ils louaient aussi des kayaks pour 350 pesos la journée également. Il y avait une petite mamie trop marrante, appelée « la mama », c’était un petit bout de femme, mais une vraie tueuse. Elle s’occupait de l’entretien de tous les sanitaires, des chambres et du terrain. On a complètement oublié de lui laisser le pourboire, on s’en est bien voulu ! (si vous y allez, ne faites pas comme nous).

Les enfants n’ayant pas trop voyagé dans des conditions roots jusqu’à maintenant,  ont un peu goûté à ça avec ce logement et celui de la veille (mais à Bacalar, au moins, le prix était en conséquence, 33 euros à 4 par nuit… contre 60 à Calakmul).

Le soir, nous sommes allés manger à la playita, et là, on a eu de la bonne cuisine. Par contre, les prix n’étaient plus ceux de l’état de Campeche…Mais c'était tout à fait chouette quand-même!

 Itinéraire du jour (Notez la proximité de Calakmul avec Le Guatemala et Tikal en particulier), et la proximité de Bacalar et Chetumal avec Belize.

Itinéraire du jour (Notez la proximité de Calakmul avec Le Guatemala et Tikal en particulier), et la proximité de Bacalar et Chetumal avec Belize.

Hunab Ku (Nom choisi par notre Hostal à Bacalar) est le dieu créateur des Mayas qui rétablit le monde après les trois déluges qui se déversèrent de la bouche du serpent du ciel. Le premier monde fut habité par des nains qui construisirent les cités, le second par une race inconnue : les Dzolobs qualifiés de transgresseurs et finalement le troisième monde fut habité par les Mayas eux-mêmes.

Symbole Hunab Ku

Symbole Hunab Ku

Rédigé par Loukoum

Publié dans #Mexique

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