Entrés dans l’aire covid?

Publié le 10 Août 2020

J’en ai déjà parlé, mais on est entré dans une drôle d’époque, quand-même. C’est vraiment particulier d’avoir à affronter un nouveau virus, et de devoir vivre tout un tas de restrictions, de voyage, de spectacle, et sociales. Sans compter la crise qui a démarré et les nombreuses difficultés qu’il va falloir affronter au niveau de l’emploi.

Certains se plaignent de ne plus pouvoir prendre les autres dans leurs bras, de ne plus faire de bisous, de devoir se cacher le visage dans les magasins avec un masque qu’ils ont du mal à supporter. C’est vrai que dans un sens, c’est compliqué à vivre tout ça, mis à part le port du masque qui, selon moi, n’est qu’un détail auquel on devrait se soumettre tous et tout le temps, le temps de trouver des solutions viables à cette épidémie (surtout qu’en Asie, ils le font sans chichis !). Je ne crois à aucune des théories du complot qui voudrait nous faire croire qu’il est inutile et qu’il nous prive de nos libertés, personnellement, les gens qui ne le portent pas me privent de ma liberté à moi de me déplacer comme je le souhaite et de faire ce que j’ai envie, car ils me mettent en danger, et pour cela, je ne les remercie pas. Par contre, je crois deux choses : 1- notre gouvernement n’était pas prêt pour une telle épidémie, et là, c’est grave car on nous a même menti pendant des mois en nous disant que le masque ne servait à rien, juste parce qu’en fait, on n’en avait pas. On n’avait pas de tests non plus pour voir venir, et du coup, le confinement a été obligatoire. D’autres pays ont bien mieux géré, et on pourrait parler, chez nous, de non-assistance à personnes en danger. L’autre chose dont je suis certaine, c’est que certains médecins, et certaines études menées sont soudoyés par les labos pharmaceutiques (Gilead pour ne citer que celui-ci), et là, c’est pareil, c’est grave. Quand on voit que tout a été fait pour descendre l’hydroxychloroquine, en allant même jusqu’à mener des tests sur des personnes que l’on savait déjà à risque (puisqu’on connaît la molécule depuis longtemps), allant jusqu’à les tuer, on peut appeler ça du meurtre. Tout cela pour montrer son inefficacité, voire son danger, alors que les contre-indications connue n’ont pas été respectées. Quand on voit que c’est le Remdesivir qui a le vent en poupe alors que 5 jours de traitement valent 2000 euros, et que c’est mis sur le marché par Gilead, il y a de quoi avoir envie de vomir. Franchement, ce Monde m’écœure.

Pour les bisous et les câlins, si je n’ai aucune gêne à avoir des contacts rapprochés avec les gens, je ne suis pas non plus une grande fan. Je suis plutôt du genre à être saoulée de devoir faire la bise à tout le monde, du coup, personnellement, ça m’arrange. Les salutations à la thaïlandaise, ça me va très bien ! Mais j’avoue que c’est quand même plus impersonnel, plus froid, quoique… ces habitudes sont très culturelles, et il y a de nombreux pays où ils font sans depuis longtemps et ne s’en portent pas plus mal.

Pour le voyage, comme j’en parlais dans un article précédent, ça commence à me faire vraiment peu. J’ai comme l’impression que nous sommes entrés dans une longue période où tout sera remis en question au niveau des déplacements, surtout en avion (le secteur aéronautique est en grande difficulté, et ce, ajouté au réchauffement climatique, il se pourrait qu’un tournant radical soit engagé, ce qui ne serait pas si mauvais, faut bien se rendre à l’évidence). Et, franchement, malgré le fait que je pense sans arrêt au réchauffement climatique, ne plus pouvoir découvrir d’autres cultures et d’autres horizons, cela a tendance à me paniquer. Je sais, depuis toujours, qu’il faut profiter de l’instant présent et que l’on peut tout perdre en un instant, que tout est en mouvement dans ce Monde, que rien n’est acquis, ni immuable. Je l’ai vécu de nombreuses fois, donc je sais qu’on s’en accommode, et que l’être humain est doué d’un sens accru de l’adaptation, mais, si c’est la véritable fin de ces instant incroyables, ce sera pour moi quelque chose de difficile à vivre, pour les miens aussi.

Et au niveau culturel, que c’est triste de ne plus avoir de concerts et de spectacles ! c’est révoltant. Evidemment, je ne vois pas comment la distanciation sociale peut s’effectuer en boite de nuit, en concert ou en festival, mais dans les théâtres ça devrait être plus facile… Je comprends le stress du monde du spectacle, surtout que, revenant d’un camping à l’océan, je sais comment ça s’y passe…les spectacles et les animations ont lieu comme d’habitude et les gens ne portent que très peu le masque même là où c’est obligatoire (alors, ok, c’est en plein air…).

Je suis triste aussi pour nos jeunes et pour mes gosses en particulier… Sissi qui raffole des festivals ne pourra en faire aucun cette année. Alors les ados, qui se retrouvent pour faire la fête, sont bien inconscients du danger, mais en même temps, c’est tellement légitime de ne pas se laisser aller à la morosité, surtout après une période de privation de liberté. C’est même beau, parce que moi, à la place de tous ces jeunes qui entrent dans une époque très incertaine, bien plus incertaine que la nôtre ou que celle de nos parents (qui ont eu la meilleure), je serais morte de trouille envers l’avenir. L’emploi est aussi très impacté. Ce ne sont pas de beaux jours qui s’annoncent.

Ce serait mieux s’ils respectaient certaines règles de distanciation mais ça, c’est très dur, car aucun de ces jeunes n’a envie de faire son rabat-joie, ni d’aller à l’encontre des « potes » qui serrent la main et font des accolades (voir boivent dans la même bouteille… bref…).

J’interroge souvent nos garçons pour savoir comment ils ressentent cette époque anxiogène et les évènements que nous traversons, et je suis épatée par leur joie de vivre malgré tout et leur philosophie de la vie.

Entrés dans l’aire covid?

Rédigé par Loukoum

Publié dans #Pensée du jour, #Regards

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