Quel drôle de période # Covid-19

Publié le 13 Mars 2020

Quel drôle de période # Covid-19

Jeudi, j'ai été bien inspirée de faire un article sur le sujet. Mais je ne m'attendais pas vraiment à la précipitation des événements qui allait s'ensuivre, bien qu'en fait, elle était prévisible (et bien voyez-vous, je n'ai pas fait vraiment de courses non plus pour ne pas être "égoïste", participer au "pillage", et ne pas être dans la folie collective, mais je me demande aujourd'hui si je ne vais pas le payer, étant donné que maintenant, en Italie, ils font rentrer les gens 5 par 5 dans les supermarchés, donc il faut la journée pour faire les courses).

Aujourd'hui, voilà les français presque totalement confinés chez eux. Dans un sens, ça me rassure que ce soit maintenant et pas plus tard car au final Sissi est revenu de Toulouse, et nous voilà tous ensemble à la montagne. Il n'y a plus qu'à attendre que la crise passe, en croisant les doigts pour que nos proches n'aient pas de problème, sans plus que ça d'angoisse pour nous-même, sauf des interrogations d'ordre logistique. Bon, j'ai une dizaine de paquet de pâtes à la maison, on ne mourra pas de faim quand-même laugh

De toute façon, nous sommes tenus de nous rendre à notre travail régulièrement car à la maison, pas de télétravail sur internet qui ne tienne, avec le réseau de merde que nous avons! (Erratum: en fait, Confinement total déclaré par la suite... et Télétravail... compliqué!!)

C'est une période, ma foi, bien étrange. Depuis le début, personnellement, je me renseigne sur ce virus, à cause de notre voyage en Thaïlande. 

Celui-ci s'est très bien passé et nous avons pris de précautions, au risque de passer pour des fous, mais nous sommes partis en conscience. Nous avons pris garde de ne pas ramener ce machin avec nous.

Au retour, la psychose était installée. Et, après être passé pour des angoissés pendant le voyage, avec nos masques et notre désinfectant (nous désinfections aussi la tablette, l'écran , les accoudoirs, la télécommande avec des lingettes désinfectantes dans l'avion! LOL), nous sommes passés à être perçus comme des inconscients d'être partis en Asie malgré la crise, à notre travail (alors que, voyez vous, les assurances ne remboursent pas les billets car l'épidémie est une clause exclusive, et que les compagnies, il y a un mois, ne proposaient aucune alternative au voyage: ça aurait été 2400 euros de perdus, et un magnifique voyage!). Au boulot, nous en avons entendu de toutes les couleurs, et il parait que par derrière c'était encore plus méchant. 

Très vite à notre retour, les consignes de l'Etat ont été d'arrêter de se faire la bise et de serrer des mains. C'est quelque chose que nous avions déjà commencé à appliquer pour ne pas faire encore plus peur à nos collègues, déjà très frileux. Et en même temps, en dehors du travail, c'était le contraire, on me regardait presque de travers parce que je ne voulais pas faire la bise (du genre, oh la la la flippée! Alors qu'en réalité, je faisais ça pour les autres, et pas pour moi.)

Bien nous à pris de ne faire de papouilles avec personne, d'ailleurs, car aujourd'hui, je me dis que si nous avions attrapé ce virus et que nous l'avions transmis, je serais vraiment embêtée! Et depuis le début, nous n'appliquons pas toutes ces règles pour nous -même, mais par conscience citoyenne et par respect pour les autres. 

A l'annonce de la fermeture des écoles, j'étais à la danse et il y a eu beaucoup de réactions du genre "mais c'est n'importe quoi de bloquer l'activité économique du pays pour ça". Réaction que personnellement, je trouve irresponsable et égoïste.

C'est la première fois dans l'histoire que ça arrive, et si les pays ont pris de telles mesures, c'est parce qu'ils ne sont pas capables de gérer autrement le pic épidémique. On me dit que je suis trop informée, que les médias ont raison de ma "raison", mais je suis désolée, c'est pire de faire l'autruche et de ne s'informer sur rien pour ne pas savoir et par conséquent de se ne pas avoir peur (et de continuer à faire n'importe quoi). Surtout, il y a une confusion d'interprétation de mes propos et de mes actes: si je fais ça, ce n'est pas parce que j'ai peur pour moi, mais parce que je pense aux autres. Ces gens ne se sentent pas en danger pour eux, alors il ne faudrait prendre aucune mesure, en gros. C'est de l'égoïsme pur.

Depuis hier, nous sommes passés au cran supérieur.  Ca fait bizarre à tout le monde, je crois. On traverse une crise sanitaire inégalée, et c'est malgré tout quelque chose qui nous semblait loin à tous, au départ. Comme pour la H1N1 et le sras, qui nous ont inquiétés pour pas grand chose. Le fait que les gouvernements arrivent, comme ça, à se mobiliser pour quelque chose, au niveau mondial, même si c'est chacun dans son pays, prouve qu'ils sont capables d'agir... mais est- ce assez tôt pour le faire?

 Je crois que c'est une épreuve qui pourrait être salutaire afin que maintenant les pays se posent les bonnes questions face à la crise environnementale. L'idée serait de sortir plus forts et changés de cette épreuve, afin de prendre, enfin, les bonnes décisions pour notre planète, qui nous rappelle à ce jour qu'elle est capable de nous éjecter de la surface du globe si nous continuons à lui faire mal. J'ai toujours su que c'est à notre propre perte que nous courons, et que la nature, elle saura faire sans nous.

En attendant, cela pourrait être aussi une expérience nouvelle pour un certain nombre de personnes qui, pour le coup, vont être obligées de redécouvrir leur maison, leur appartement, de passer du temps avec leurs enfants et leur conjoint, de faire autrement que dans leur quotidien habituel, où l'on n'a de temps pour rien, où l'on ne se voit pas dans les familles. Cela pourrait mener à un boum des naissances, comme à un boum des divorces! car passer des semaines confiné avec son conjoint (ou sa conjointe) et les enfants, ce peut être aussi révélateur des dysfonctionnements que l'on cachait en ne se voyant pas, en travaillant, en ayant des activités diverses à l'extérieur. De ce côté-là, nous, on est tranquille, on vit déjà dans un espèce de confinement le reste de l'année. LOL. On saura très bien faire avec.

Bref. C'est une crise sans précédent, une façon de mettre la tornade de la vie entre parenthèses, dont chacun pourrait ressortir plus fort; une épreuve qui, au final, pourrait être salutaire pour un grand nombre, à condition d'en tirer les bonnes conclusions. 

En attendant, espérons que les mesures prises permettront de limiter la crise sanitaire, de limiter le nombre de décès et que nous ne perdrons pas nos êtres chers. Et...serrons-nous les coudes au lieu de nous espionner et de nous critiquer les uns les autres! Ca n'a jamais rien fait avancer, ça.

Prenez soin de vous, les gens qui me lisent. wink

Rédigé par Loukoum

Publié dans #Regards, #Pensée du jour, #Petites histoires de rien du tout

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L
Bien dit Loukoum! pareil pour nous pour la Thaïlande, mais ça nous a donné de bonnes habitudes d'hygiène! ceci dit, on est parti in extremis! mais on a bien fait de le faire ce voyage tant que c'était possible, quels merveilleux souvenirs. Maintenant la situation est différente et c'est désolant de voir les gens ne pas respecter les règles. Nous ne sommes pas invincibles, il y aura toujours des nouveaux fléaux, ça fait réfléchir! Bonne journée à vous 4
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