Stage de danse épique

Publié le 7 Octobre 2016

Stage de danse épique

Dans le style "la grande aventure", le week-end dernier, j'avais l'immense honneur de participer à un stage de danse du Mali, 6 heures durant, avec une extrêmement bonne pédagogue et danseuse parisienne.

J'adore les danses africaines, et d'habitude, je prends des cours de danse de Guinée, après avoir pris des cours de danse du Bénin pendant quelques années.

Donc, ça fait environ 6 ans que je pratique la danse africaine. En théorie je devrais commencer à être à l'aise.

Alors j'étais vraiment trop contente de participer à un stage de ce niveau, tout près de chez moi.  (Rien à faire même en se plaignant, mes hommes ont dû se débrouiller sans moi. De toute façon, je paie toujours ces moments rien que pour moi, en rentrant à la maison...quand je dois m'atteler à ranger le chantier qu'ils me laissent à chaque fois... donc je ne culpabilise plus de les laisser)

Enfin, bref, parenthèse étant faite, je ne saurais expliquer dans quel état je me suis trouvée ce week-end, au milieu de toutes ces danseuses pros, toutes aussi fabuleuses les unes que les autres qui participaient au stage. Et les musiciens, de vraies bêtes du doun et du djembé! des fous!

C'était super beau. Il y avait une energie phénoménale!

La prof nous poussait dans l'expression personnelle, le ressenti de la musique pour aller plus loin dans la danse. Mais moi, je me suis sentie complètement scolaire, réduite à l'état de petite fille timide.

Je perdais complètement mes moyens dés que des regards se posaient sur moi (alors que dans mon coin, de temps en temps, j'arrivais à sentir les pas, si, si ça m'arrivait un peu).

Quand il a fallu entrer dans le cercle de danse, grosse panique, là pour le coup plus aucun pas ne me revenait, et la prof, qui avait bien vu mon malaise, m'encourageait, au contraire, à me lancer pour danser au milieu de toutes les filles en cercle autour de moi.

Autant dire que j'avais l'impression d'être jetée dans la fosse au lions.

Une belle leçon, donc, ce stage. Une belle aventure aussi. Le grand frisson dans tous les sens du terme: une spectacle émouvant d'energies qui se rencontrent et de corps qui s'expriment en accord avec des musiciens chevronnés, de la sueur et des courbatures, du travail et de la volonté, et aussi, pour moi, les frissons de la non confiance en soi obligée d'être dépassée pour se montrer à nu devant des regards bienveillants, certes, mais experts... 

Et la sensation, quand-même, au bout du compte, d'être bien mal coordonnée, et d'acoir encore beaucoup de choses à apprendre (en gros, d'être nulle quoi!)

Du coup, quand j'ai repris mon cours de danse habituel jeudi soir, comme par magie, la danse de Guinée m'a tout à coup semblée facile (car connue), et je me suis sentie plus à l'aise que je ne l'avais jamais été dans aucun cours "avancé" que j'avais pratiqué jusque là... comme quoi, les leçons font grandir .

C'était une aventure ce week-end.

Rédigé par Loukoum

Publié dans #tranches de vie, #Petites histoires de rien du tout

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