Desperate housewives

Publié le 10 Juin 2016

Desperate housewives

En fait, je n'ai jamais regardé cette série, mais j'imagine que quelque part, on y ressemble. En tout cas, c'est ce que l'on se dit.

On est 4 copines qui se réunissent de temps en temps autour de quiches faites maisons (LOL) ou parfois, quand les finances de tout le monde le permettent, autour d'une table dans un petit resto.

On se réunit et on parle, on rit, on fait de bonnes grosses blagues parfois hardcores, et on se raconte nos tracas de la vie.

Et ça fait du bien. pas de morosité dans ces cas là! et pas de prise de tête!

Dans le lot, y'en a une, elle est en instance de séparation, alors c'est pas facile tous les jours, surtout avec des enfants. La séparation est une épreuve mais elle semble la gérer avec intelligence et dans le respect des enfants. Bravo à elle, aux concessions dont elle est capable, à son intellignce face à la vie.

La seconde , elle a 4 enfants, alors ça fait plus de 10 ans qu'elle côtoie l'école maternelle où étaient mes gosses il y a longtemps, elle y est toujours parent d'élève: quel courage!!! Et chez elle, ce sont les finances qui font parfois défaut...

La troisième, elle a un cancer et c'est la plus jeune d'entre nous, elle n'a même pas 40 ans et 2 petites filles. C'est injuste. Elle avait sa première chimiothérapie hier, c'est vous dire à quel point on pense à elle. Elle a toujours vécu en faisant très attention à elle, à ce qu'elle mangeait, à son environnement, en étant très bio et ésotérique ( rien ne peut expliquer son cancer!). Ma pôvre amie. Bon, quand on la voit, on rit , et on la soutient du mieux qu'on peut. On essaie d'être là, et de l'aider au besoin.

La troisième c'est moi. Mère de famille comme il se doit, la tête dans le guidon avec mon ado, mon presque ado, et mon grand gamin... isolée à la montagne à trainer avec moi mes casseroles, mes blessures et mon hypersensibilité...

Mes métiers: en premier chauffeur de taxi, ensuite restauratrice, puis hôtellière, femme de ménage, jardinière, et à mes heures perdues, peintre (artiste ou bâtiment, au choix...) et danseuse africaine... et j'ai aussi une vraie profession, celle-là aussi elle me donne un peu de fil à retordre. J'ai pas 4 enfants (je ne sais pas comment elle fait la cop!), mais moi aussi je me sens souvent débordée.

Alors voilà, on essaie de se soutenir, chacunes avec nos histoires, nos combats, nos vécus et sensibilités. On se serre les coudes, on ne se juge pas, et ça fait du bien de parfois pouvoir rire de cette vie le temps de quelques heures.

J'ai hâte de les revoir, et je pense à ma petite cancéreuse qui en bave comme tout aujourd'hui. Mais, comme qui dirait, les anges sont avec elle, avec nous ;-)

Rédigé par Loukoum

Publié dans #tranches de vie

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